Au Président
Association Lee Siu Lung,
Versailles,
FRANCE.
J'ai le plaisir d'accepter l'invitation de Sifu Eric Niel, le Président et l'Instructeur en chef de l'Association Lee Siu Lung à Versailles, France, pour être le Président
d' Honneur et le Directeur Technique de la branche wing Chun de l'association.
Conformément à votre demande, j'aiderai à contribuer et guider l'aspect technique du programme d'études et la pratique du wing chun. Pour la mise en oeuvre de ce but je suis prêt à faire des visites régulières au sein de l'association en collaboration directe avec Sifu Eric.
Je construirai une relation de travail à long terme, heureuse et bénéfique avec Sifu Eric et les étudiants de la branche wing chun de l'association.
Sifu Albert Chew.
Le mot Kung Fu est un idéogramme de la littérature chinoise qui exprime par la lettre Kung : la volonté maîtrisant la technique, la souffrance. Fu signifie : l'être humain. On peut donc traduire le mot Kung Fu par être humain qui pratique un art demandant discipline, volonté, adresse, domination de la souffrance, persévérance.. Mais le mot Kung Fu ne précise pas une méthode d'art martial. Il faut qu'il soit précédé par le nom d'un art choisi et on ne peut l'employer seul. C'est pourquoi on parlera par exemple de Wing Chun Kung Fu.
Il est communément admis que le Wing Chun kung fu est un style de la Chine du Sud attribué à une femme, la nonne Mg Mui au 17ème siècle.
Le style par son efficacité se repend secrètement en Chine et dans les pays limitrophes.
Le grand public découvre son existence depuis que l'on sait que Bruce Lee (Lee Siu Lung), l'apprît auprès de Maître Yip Man.
Les films récents sur le sujet n'ont fait qu'amplifier ce phénomène, même si la discipline reste peu pratiquée en France.
J'ai personnellement appris à new York il y a maintenant 12 ans, mais mon Sufu Lee Wong, personnage discret par certains cotés ne m'a jamais indiqué clairement auprès de qui il avait appris son art.
Après avoir fondé mon Ecole, mes recherches récentes, et m'appuyant sur les rencontres faites avec d'autres professeurs, rendent l'hypothèse vraisemblable, qu'il ait appris auprès d'élèves rattachés à la branche Ho Kam Ming-Augustine Fong-Randy Williams.
En ce qui me concerne et afin de respecter le souhait de mon professeur je continue d'apprendre et de perfectionner ce qu'il m'a laissé comme enseignement ainsi que son souhait pour moi, de connaître la branche Vietnamienne connue sous le nom de Vinh Xuan.
Hormis quelques rares initiés, les arts martiaux ont été découverts par les européens juste après la seconde guerre mondiale. Les styles japonais sont les premiers à faire leur entrée en France. Judo, Karaté, Aïkido, Kendo, Ju-Jitsu font leur apparition. Auréoles d'efficacité, il faudra attendre les années 1970 pour entendre parler d'une nouvelle discipline : le Kung Fu. On découvre alors que le Kung Fu est l'ancêtre des arts martiaux et que le terme Kung Fu recouvre une multitude de styles tel que le Choy Lee Fu Kung Fu, le Hung Car Kung Fu le Wing Chun Kung Fu et le Tai Chi Chuan soit plus de 300 écoles différentes. En France s'est principalement développé le Kung Fu Wushu qui privilégie les formes à main nue et avec armes, ainsi que le combat sportif et la compétition. Les autres styles sont peu ou pas représentés dans l'Hexagone.
Parallèlement à la Chine ou sous l'impulsion des échanges culturels voire militaires, les techniques martiales se répandent. Les cultures de chaque pays prennent le pas, adoptent des systèmes différents qu'ils adaptent à leur tradition et marquent ainsi leur distance et leur différence avec le socle du modèle chinois. Ainsi, si les arts martiaux vietnamiens ont des points communs avec les arts martiaux chinois, ils ne sont pas pour autant interchangeables, il en est de même à des degrés divers, pour les pays asiatiques limitrophes de la chine.
L'origine du couteau papillon est obscure. Cette arme est pratiquée au temple des Shaolin. Elle est peu répandue dans les autres arts martiaux, c'est pour cette raison que l'on peut l'attribuer à la fondation de la nonne Ng Mui.
L'arme a pour but de tenir face à plusieurs agresseurs.
Aujourd'hui pratiquée en art et non plus dans un contexte guerrier, elle est utilisée afin de développer la force spiralée au travers de la forme.
En effet, 108 mouvements constitués d'une succession de rotations utilisant les deux mains composent cette technique. Les mouvements exécutés demandent une excellente coordination.
L'apprentissage de cette forme est reservée à des pratiquants confirmés.
Cette arme traditionnelle est utilisée par les moines de Shaolin.
La technique consiste à toucher plusieurs points de l'adversaire dans des zones parfois rapprochées.
Elle doit permettre de maîtriser la puissance et la vibration issue du bâton et développer ainsi, ce que l'on appelle puissance élastique.
A ce niveau le bâton devient le prolongement du corps et son poids devient inexistant alors qu'au départ il pouvait être gênant.
Tous les arts martiaux ont des approches différentes du combat et proposent en finalité un système de défense fondées sur cet apprentissage. Le wing chun ne diffère pas des autres arts martiaux, c'est l'approche et les méthodes d'apprentissage qui doivent conduirent au combat libre qui diffèrent. Ce système est particulièrement efficace dans le combat rapproché. Il conduit l'élève très progressivement à évaluer sa force, celle de son partenaire et si celle du partenaire est plus élevée, apprendre à la dévier tout en se mettant en position favorable de frapper la ligne centrale sans être touché.
Le concept de base est donc simple et sa mise en application est particulièrement efficace. La mise en oeuvre demande toutefois patience et de pratiquer les exercices développant la sensibilité comme les chi sao (mains collantes), lop sao (mains vollantes) et bien d'autres encore. Ces exercices ne doivent pourtant pas faire oublier au pratiquant la finalité qui est le combat libre ,et qui est pratiqué à l'école avec des protections afin d'éviter toutes blessures.
Le combat n'est pas vu sous une optique compétitive et uniquement sportive, mais a pour objet de développer les capacités pour se défendre et pour se rapprocher aussi près que faire se peut d'une situation réelle de combat.
Apprentissage du combat «libre» :
L'école propose aux élèves qui le souhaitent de se mettre dans des situations de combat non conventionnelles en marge du travail traditionnel. Afin de préserver l'intégrité physique lors de cet exercice,des protections minimums sont exigées .Les échanges sont encadrés et sécurisés ,mais doivent permettre aux élèves une grande liberté qui est sensée les rapprocher de la réalité du combat.
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